jeudi 8 juillet 2010

Louve se love


Louve se love et se dévoile
Lentement déchire le voile
Louve invisible se tapit
Dans la chaleur de mes nuits

Louve installe son émotion
Electrique sont les frissons
Dans les poils qui se hérissent
Louve qui vibre et qui se glisse

Elle est craintive de l'humain
De l'homme cet être divin
Qui sait se montrer cruel
Et qui parfois la harcèle

Louve sait bien s'abandonner
Se donne avec volupté
Mais se reprend si jamais
Elle sent qu'arrive le danger

Louve de désir je m'éprends
Louve contre toi je m'étends
Louve aux babines retroussées
Louve aux oreilles dressées

Dans la chaleur de ma nuit
Quand mon esprit s'est enfui
C'est au milieu de la meute
Que je le sens qui rameute

Mes émotions et se drape
Louve alors vient et m'attrape
Je me laisserais bien mordre
Je me soumets à ses ordres

Louve me dirige d'un regard
D'un simple geste dans le noir
Louve m'offre son intimité
Pour que je puisse l'honorer

Lentement avec délice
Dans la moiteur de ses cuisses
Louve me fait voir des merveilles
Et tous les sens en éveil

Je lui apporte en retour
Avec la force de l'amour
Les plus douces des caresses
Louve se glisse avec tendresse

Et dans mes bras je retiens
Louve prisonnière au matin
Pour la couvrir de baisers
Elle ne pourra pas rester

Je te vois je te veux


Je te vois je te veux,
J'ai envie de t'aimer
Je ferais de mon mieux
Pour être à tes côtés

J'ai le désir profond
De pénétrer ton âme
Mais je sens au tréfonds
De mon être la flamme

Je voudrais en douceur
Que tu viennes t'assoir
Chevauchant mon ardeur
Et je voudrais pouvoir

Sentir cette chaleur
De ton corps tout entier
Enserrant ma tiédeur
Me faisant palpiter

Je veux entrer en toi
Comme entrer dans la transe
Avec au fond de moi
Cette flamme qui danse

Sentir que ton désir
Se fait perles luisantes
Et que notre plaisir
Est une force aveuglante

Je veux que tu me sentes
Au plus profond de toi
Que ta fente luisante
Se fonde autour de moi

Déesse de mes rêves
J'ai envie de ton corps
Si tu savais ma fièvre
Mon terrible trésor

Je suis plus palpitant
Que le magma terrestre
Je te désire vraiment
Je veux être la peste

Me répandre sur ta peau
Et couvrir tout ton être
Comme ces gouttes d'eau
Sécher et disparaitre

Je veux que mon odeur
Se mêlant à la tienne
Elixir d'une fleur
Dans laquelle je vienne

Cueillir avec plaisir
Et jouir d'harmonie
De tes violents soupirs
A tes délicieux cris

J'ai envie de t'aimer
Avec toute ma passion
Je veux te partager
Ces douces émotions

jeudi 20 mai 2010

Sous la douche


L'approchant lentement, la prenant dans mes bras
Je la guidais alors avec tendre douceur
Vers le lieu merveilleux où je pourrais je crois
Lui montrer qu'érotisme rime avec jeu du cœur

Dans la salle de bain, approchant de la douche
Lentement faire glisser sur sa peau veloutée
Le pyjama informe et de mes lèvres douces
Lui faire sentir alors sur sa peau frissonnée

L'envie de se laisser aller à l'abandon
Guidée sous l'eau chauffée je viendrais la masser
Faire mousser sur sa peau le délicieux savon
Et sentir sur son être une odeur parfumée

S'agenouiller alors et en la regardant
Venir frotter son corps avec félicité
Rincer le sanctuaire à l'eau abondamment
Et sentir l'émotion ses yeux un peu fermer

Alors très doucement prendre toute la mesure
De son corps merveilleux offert à l'émotion
Je lui ferais sentir l'envie de caresses sures
Et que dans l'air s'installe une forte tension

Ecarter en douceur les voiles de l'envie
D'une langueur infinie venir glisser l'émoi
Dans le berceau du temps le temple de la vie
D'une bouche assoiffée et du bout de ses doigts

Sentir ses doigts plonger dans mes cheveux mouillés
Alors que goulûment d'un traitement expert
Je viendrais me plonger dans son sexe fruité
Cherchant à lui donner l'avant goût de l'enfer

L'enfer et ses plaisirs qui ne sont que luxure
Qui sont plongées exquises dans les frissons du corps
Si proches de l'extase qu'on en deviendrait sur
Que c'est le paradis qui nous parcourt encore

Sentir que son émoi semble éclore en beauté
Luxuriante fontaine qui sous le jet de l'eau
Se mélange en nectar dont je viens à goûter
Et qui comble mes sens sans me faire défaut

La penchant en avant lui écartant les jambes
Sur son corps je viendrais pétrir sur cette peau
Les désirs impuissants de mon âme qui flambe
Et dont je sens en elle résonner les échos

Comme l'eau qui s'insinue dans les moindres endroits
Je voudrais être langue cherchant la vérité
Remplacée lentement par le bout de mes doigts
Fermement je prépare le lieu pour mon épée

Sous le jet de la douche accompli et tremblant
Devant la porte de chair je viendrais en douceur
Et avec mon bassin pénétrer tendrement
Lui arrachant j'espère des soupirs de chaleur

Sous la douche qui absous les péchés de nos vies
Sous l'eau qui vient laver le mal dont on se pare
Nous serions tous les deux aux combles de l'envie
Rayonnant d'une lumière comme peut le faire un phare

Et dans l'étreinte folle d'un moment de partage
Avec intensité perdu dans ses replis
Je voudrais être fou et cesser d'être sage
Cherchant comme l'animal le besoin assouvi

Le mont de venus


Une fente humide en marque l'endroit
Sur cette colline aux herbes bien rases
Bien que la nature y reprenne ses droits
L'entretien y est fait avec emphase
Ce lieu se découvre par un long chemin
Remontant le long de courbes assassines
On ne peut le faire qu'en s'aidant des mains
De peur de se perdre en douceurs câlines

Régal pour les yeux de le découvrir
Ce vallon soyeux aux parois rosées
On le nomme parfois grotte des plaisirs
Et ce nom ma foi il n'a point volé
Avec déférence quand on le contemple
On ne peut manquer d'y voir apparaitre
Les courbes mythiques d'un bien joli temple
Dont on est venu un jour à y naitre

De ce long voyage on sort assoiffé
La langue pendante et la bouche sèche
Fort heureusement on peut s'abreuver
Ecartant les pans d'une douceur de pèche
Au milieu du val coule un filet d'eau
Elixir de vie ou nectar des dieux
Il guérit les maux et quand on a chaud
Il offre à la bouche un liquide soyeux

Cette source humide peut être asséchée
Pour en libérer sa sublime essence
Il faut donc alors les parois grimper
Vers un lieu caché qui tourne les sens
Sous une excroissance entre les parois
On découvre alors la magie d'un point
Qui semble au toucher être comme à l'étroit
Et que l'on voudrait extraire avec soin

Du bout de ses doigts avec tempérance
Le faire glisser sur sa base ténue
Et par un miracle en notre présence
La source roucoule d'une eau inconnue
Tout en préservant le toucher si doux
On peut alors venir à s'épancher
Prenant sur sa langue le suave goût
De cette boisson qu'on vient à laper

Sur cette colline on peut découvrir
Des monts plus lointains aux pointes fragiles
Des vallées, des bosses un monde à venir
A explorer de balades tactiles
Si vous le pouvez sur ce mont magique
Cherchez donc pourquoi on le nomme ainsi
Car Venus pourrait d'une humeur épique
Vous récompenser de lui donner vie

Et si vous avez la chance infinie
De pouvoir glisser dans la fente étroite
Vous découvrirez le berceau de vie
Et y plongerez d'une grâce bien droite
Pour rendre un hommage à ce lieu précieux
Qu'on vient caresser en délicatesse
Que l'on prend plaisir à manger des yeux
C'est ainsi que l'aime la belle Déesse

Varia-son


Une robe lacet, la belle en est lassée
Il faudrait délacer, et suivre le lacet
Mais pourquoi délacer cette robe lacée
Si la belle se lasse il faut la délasser
La masser et laisser l'émotion s'élancer
Se laisser à danser délaisser les lacets
Des chemins enlacés, pour contre elle laisser
Son corps se prélasser et sur son cou dressé
Laisser perler baisers et caresses posées
Du bout des doigts chercher à ne jamais blesser
Le lacet se délace, et la belle qui est lasse
Se laisse délasser entre des mains sensées
C'est dans le goût salé des larmes esseulées
Que la belle a cessé de lutter et laissé
Le lacet lentement sur sa robe glisser
La laissant dénudée, et seulement drapée
D'une pudeur insensée de sensualité
Dans l'ombre elle s'est lancée à l'assaut sans essai
Tous ses sens sont froissés elle se sent effacée
Et dans les bras serrés de cet autre enlacé
Elle se laisse enflammer de douceurs prononcées
Le silence se fait, et elle vient se placer
Contre le corps élancé, dont le froid vient glacer
Les douces extrémités, qu'elle voudrait exciter
Laisser jaillir l'effet sur ses seins embrassés
De l'homme qui n'a cessé, de bien la caresser
Et alors qu'elle délaisse son esprit esseulé
Son corps laisse exploser des soupirs affolés
Délassée dans les bras finie d'être lassée
Elle se laisse entrainer, et sans même lutter
S'élance contre ce corps qu'elle s'allie sans cesser
De prendre en son essence le plaisir enlacée

jeudi 22 avril 2010

Vers sensuels

Pour ceux qui lisent ce blog, et qui ne sauraient pas, j'ai commencé une expérience, un concept, une nouvelle manière d'appréhender les mots, les vers et l'image.
Je n'illustre plus mes poèmes par des images prises à droite ou à gauche...
C'est aux lecteurs, participants de m'envoyer leurs clichés.
Bien entendu la photo doit leur appartenir, ensuite le jeu est que je m'inspire de la photo pour écrire un poème, que je mets en ligne illustré de la photo correspondante.
Vous pouvez vous rendre à l'adresse suivante si vous voulez voir ce concept en réel.

Vers sensuels

En espérant toujours que les lecteurs apprécient ce que j'écris...

mercredi 10 mars 2010

Telle une geisha


Rouge et gris telle une Geisha
Monochrome tout en nuance
Le satin reflet de soie
Sur un corps qui bouge et danse
Les effluves du parfum
Quand elle s'approche un peu trop
Canaliser le trop plein
Comme le lit emporte l'eau

Gris perle sur sa peau dorée
Eclat de rubis nacré
Femme joyau tout en beauté
Aux allures de femme rêvée
Le tissus tombe et dessine
Les courbes d'un corps féminin
Dont par instant on devine
L'exquisité de ses seins

De ses hanches rondes et si belles
Qu'on voudrait comme le tissu
Couvrir en ondes sensuelles
Entre ses doigts le corps nu
Laisser la belle nous surprendre
D'un mouvement audacieux
Tout contre elle venir s'étendre
Collé au bijou précieux

Femme jusqu'au bout de ses doigts
Femme fatale parée de rouge
Femme qui nous laisse pantois
Quand on voit son corps qui bouge
Femme que j'aime à regarder
Voyeur d'un monde si réel
Garder ma place, l'apprécier
De mes mots tisser pour elle

Des tenues plus riches encore
D'une fluidité sans pareille
Pour recouvrir ce trésor
Cette femme qui est ma merveille
L'assemblage de mes désirs
De mes folies de mes rêves
Mon âme que je viens pétrir
Pour lui insuffler sans trêve